poèmes
    

Joachim du Bellay
sa vie, son oeuvre

Un poème au hasard


 
IX
Tout effroyé de ce monstre nocturne,
Je vis un Corps hydeusement nerveux,
A longue barbe, à longflottans cheveux,
A front ridé, et face de Saturne:

Qui s'accoudant sur le ventre d'une urne,
Versoit une eau, dont le cours fluctueux
Alloit baignant tout ce bord sinueux,
Où le Troyen combattit contre Turne.

Dessous ses piedz une Louve allaictoit
Deux enfançons: sa main dextre portoit
L'arbre de paix, l'autre la palme forte:

Son chef estoit couronné de laurier:
Adonc luy cheut la palme, et l'olivier,
Et du laurier la branche devint morte.

Le Songe

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