pomes
    

Auguste Lacaussade
sa vie, son oeuvre

Un pome au hasard


 
Le Champborne (extrait)

Combien tout est chang !... Dans ces vastes savanes
Le vent fait ondoyer lor blondissant des cannes.
La plaine est transforme, on a coup nos bois ;
Je ne reconnais plus mes arbres dautrefois ;
Le filao soupire o souriait la rose ;
Mes yeux cherchent en vain notre enclos de jam-rose ;
Ils ont disparu tous, et partout sur mes pas
Soffrent des champs nouveaux que je ne connais pas.
L-bas, dautres sentiers sillonnent nos prairies.
Nos beaux grofliers, pyramides fleuries,
Balanant de leurs fruits les grappes de corail,
Nos lataniers dans lair souvrant en ventail,
Et des hauts cocotiers la mouvante avenue,
Tous ces arbres dots dune grce inconnue,
Pleins de brise et doiseaux et dharmonieux bruit,
On a tout renvers, tout coup, tout dtruit,
Tout, jusquau vert enclos la haie odorante,
O notre sur, enfant vive, rieuse, errante,
Poursuivait le matin dans les herbes en pleurs
Les papillons poss sur la coupe des fleurs.

Pomes et paysages, 1844

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